21 mai 1918

Tués : 6 / Blessés : 18 / Intoxiqués : 43

Au mois de mars 1918, le 23e RI est toujours stationné dans les environs du village de Bauzemont, près d'Hénaménil (nord-est de la Meurthe-et-Moselle), au nord de Lunéville et à l'est de Nancy, près de l'étang de Parroy. Les premières lignes sont situées aux environs du village de Bures ; les lignes allemandes vers Parroy, à l'est de l'étang, et Réchicourt-la-Petite, plus au nord. C'est dans cet environnement qu'Emile reçoit enfin les galons de sous-lieutenant auxquels il était promis depuis le début de l'année, suite à sa formation à Saint-Cyr-l'Ecole en 1917. Le 21 mars, l'Allemagne lança "L’offensive du Printemps" ou "Kaiserschlacht" (bataille du Kaiser, ou offensive de Ludendorff) sur le front occidental, dans la Somme, l'Aisne et la Marne. Sur le front de Lorraine, relativement calme, le 23e Régiment d'Infanterie d'Emile Moureu, n'était pas exposé aux combats les plus durs.

Le 30 mars 1918, Emile annonçait à ses parents qu'il était désigné pour aller suivre un cours spécial pendant une vingtaine de jours, à partir du 1er avril. Il se trouvait éloigné de la ligne de feu pendant trois semaines. De cette période aucune lettre d'Emile n'a été conservée. Nous pouvons imaginer, au vu de son abondante et régulière correspondance les trois années précédentes et notamment lors de ses périodes d'instruction militaire à Joinville et Saint-Cyr-l'Ecole qu'il continua à écrire.

Dans la dernière semaine d'avril 1918, à l'issue des trois semaines d'instruction militaire, Emile rejoignit ses camarades et son régiment où ils les avaient quittés, aux environs de l'étang de Parroy en Meurthe-et-Moselle. Le journal de marche du 23e RI nous apprend qu'ordre lui fut donné, le 2 mai 1918, de rejoindre le front nord, sur la frontière belge, sur les lieux de la bataille de la Lys, ou quatrième Bataille d'Ypres, qui vient de s'achever sur un échec allemand. De cette période aucune lettre d'Emile n'a non plus été conservée. Sa dernière lettre date du 30 mars. S'il est certain qu'il a continué à écrire depuis cette date, aucune de ses lettres n'a été conservée.

D'après le journal de marche, le 23e RI part de Toul en train le 2 mai, en direction de la frontière belge et du front nord. Après avoir rejoint Saint-Paul, près de Beauvais (Oise), il se met en marche en direction d'Alléry et de Longprés-les-Corps-Saints (Somme) atteints le 8 mai. Après 48 heures de repos à Longprés-les-Corps-Saints (Somme), le 23e RI embarque à nouveau dans un train en direction d'Esquelbecq (Nord).

Le 14 mai, le régiment prend position dans les environs de Steen Acker, à la frontière belge, entre Steenvoorde (Nord) et Poperinge (Belgique). Bien que la Bataille de la Lys soit officiellement terminée depuis deux semaines, la zone reste marquée par de forts combats et, dès les premiers jours, le 23 RI subit d'importantes pertes.

 


21 mai 1918


Emile MOUREU meurt sur le front le 21 mai 1918 sur les pentes sud du Mont-Vidaigne,
à la frontière entre la France (à Boeschepe) et la Belgique (à Westouter).

Il était âgé de 21 ans et 10 mois.

 

 

 

 

Le Musée Massey à Tarbes

Les trois documents présentés proviennent du Musée Massey de Tarbes auquel la famille d'Émile Moureu en avait fait don.

Le Musée Massey est le premier musée au monde à présenter une collection retraçant l’histoire des Hussards.
Ce corps d’armée de cavalerie légère, qui puise ses origines en Hongrie, a contribué au renom de la ville de Tarbes.

Site internet du Musée Massey de Tarbes

 

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